Frais d'hospitalisation sans mutuelle : votre reste à charge réel en 2026
Sans mutuelle, une hospitalisation laisse un reste à charge non nul : forfait journalier 23 €/jour, ticket modérateur 20 %... Découvrez ce que vous payez


Sans mutuelle, une hospitalisation en établissement conventionné laisse à la charge du patient le ticket modérateur (20 % du tarif conventionnel), le forfait journalier de 23 € par jour en 2026 (service-public.fr), la participation forfaitaire de 2 € par acte et les franchises transport de 4 € par trajet. Pour un séjour de 5 jours en hôpital public, le reste à charge minimal s'établit autour de 200 à 300 €, hors dépassements d'honoraires.
Les frais d'hospitalisation sans mutuelle se décomposent en trois grandes masses : le ticket modérateur de 20 %, le forfait journalier passé à 23 € par jour en 2026 et les franchises médicales. Pour un séjour de 5 jours en service de médecine à l'hôpital public, le patient sans complémentaire santé s'acquitte d'environ 277 € de reste à charge, avant même d'éventuels dépassements d'honoraires en clinique privée. Ce montant peut grimper rapidement en cas d'hospitalisation longue ou d'actes techniques coûteux.
En bref
- La Sécurité sociale rembourse 80 % du tarif conventionnel des frais de séjour, pas 100 %.
- Le forfait journalier hospitalier est de 23 € par jour en 2026 (17 € en psychiatrie).
- Une hospitalisation de 5 jours en hôpital public laisse un reste à charge d'environ 277 € sans mutuelle.
- Le ticket modérateur tombe à zéro à partir du 31e jour d'hospitalisation consécutive.
- La Complémentaire Santé Solidaire (CSS) couvre l'intégralité du ticket modérateur et du forfait journalier pour les foyers modestes.
Ce que la Sécurité sociale rembourse réellement lors d'une hospitalisation
L'Assurance Maladie prend en charge une part substantielle des frais d'hospitalisation, mais pas leur intégralité. En établissement conventionné, la règle de base est simple : 80 % du tarif conventionnel des frais de séjour sont remboursés. Les 20 % restants constituent le ticket modérateur, laissé à la charge du patient.
Les honoraires des praticiens hospitaliers sont, eux, remboursés à 80 % du tarif de responsabilité de la Sécurité sociale. Cette couverture s'applique aux soins dispensés pendant le séjour : consultations, actes chirurgicaux, anesthésie, examens de laboratoire et d'imagerie. La participation forfaitaire de 2 € (service-public.fr, 2026) s'applique sur chaque acte médical, dans la limite de 50 € par an.
💡 À noter : le remboursement à 80 % s'applique uniquement dans les établissements conventionnés. En clinique non conventionnée, les bases de remboursement sont très inférieures et le reste à charge explose.
Concrètement, la Sécurité sociale verse directement sa part à l'établissement via le système du tiers payant. Le patient reçoit ensuite une facture pour le solde restant, qui regroupe ticket modérateur, forfait journalier et franchises. C'est ce solde qui peut surprendre ceux qui pensent que « la Sécu paie tout ».
Les patients en affection de longue durée (ALD) bénéficient d'une exonération totale du ticket modérateur pour les soins en lien avec leur pathologie. Même dans ce cadre protecteur, le forfait journalier de 23 € par jour reste dû (service-public.fr, 2026).
Prise en charge à 80 % : le cas général
Dans le cas général, le patient hospitalisé bénéficie d'une prise en charge par l'Assurance Maladie à hauteur de 80 % du tarif conventionnel des frais de séjour. Ce taux s'applique aussi aux honoraires des médecins, aux actes de biologie et de radiologie réalisés pendant l'hospitalisation.
La base de remboursement varie selon la nature de l'acte et le type d'établissement. Pour un forfait séjour en médecine, chirurgie ou obstétrique dans un hôpital public, cette base est fixée par la tarification à l'activité (T2A). Le patient sans mutuelle supporte donc 20 % du tarif conventionnel, plus le forfait journalier et les franchises : trois postes que nous détaillerons dans la section suivante.
Prise en charge à 100 % : les situations exceptionnelles
Plusieurs situations déclenchent une prise en charge intégrale par l'Assurance Maladie. À partir du 31e jour d'hospitalisation consécutive, le ticket modérateur est supprimé : la Sécurité sociale rembourse 100 % du tarif conventionnel (service-public.fr). Cette règle s'applique quel que soit le motif initial de l'hospitalisation.
Les patients atteints d'une affection de longue durée (ALD) exonérante sont également pris en charge à 100 % pour les soins liés à leur pathologie. La maternité bénéficie d'une couverture totale à partir du 6e mois de grossesse et jusqu'au 12e jour après l'accouchement. L'accident du travail et la maladie professionnelle ouvrent aussi droit à une prise en charge intégrale. Reste que dans tous ces cas, le forfait journalier demeure à la charge du patient, sauf s'il est couvert par une complémentaire ou la CSS.
Les frais qui restent à votre charge sans mutuelle : poste par poste
L'erreur la plus répandue consiste à croire qu'une fois les 80 % remboursés par la Sécu, l'affaire est réglée. La réalité est bien différente : le reste à charge se compose de plusieurs strates qui s'empilent, et dont certaines ne sont jamais remboursées par l'Assurance Maladie, même en ALD.
Cinq postes de frais s'accumulent pour le patient sans mutuelle : le ticket modérateur, le forfait journalier, la participation forfaitaire de 2 €, le forfait de 24 € et la franchise transport. Chacun obéit à des règles propres et à des plafonds distincts. Le tableau ci-dessous les synthétise.
Le ticket modérateur : 20 % des frais à votre charge
Le ticket modérateur correspond aux 20 % du tarif conventionnel que l'Assurance Maladie ne prend pas en charge. En établissement conventionné, ce pourcentage s'applique sur l'ensemble des frais de séjour et des honoraires médicaux.
Prenons un exemple concret, repris de la documentation officielle service-public.fr : une intervention chirurgicale dont la base de remboursement est de 400 €. L'Assurance Maladie rembourse 60 %, soit 240 €. Les 40 % restants, soit 160 €, constituent le ticket modérateur. Sans mutuelle, c'est au patient de les régler.
Ce ticket modérateur peut représenter plusieurs centaines d'euros pour une hospitalisation avec acte chirurgical lourd. Les dépassements d'honoraires éventuels viennent alourdir cette note, sans aucun plafonnement automatique hors du parcours de soins coordonné.
Le forfait journalier hospitalier : 23 € par jour dès 2026
Le forfait journalier hospitalier est fixé à 23 € par jour en hôpital ou en clinique depuis une revalorisation récente. Il était auparavant de 20 € (service-public.fr, 2026). En service psychiatrique, il s'établit à 17 € par jour, contre 15 € auparavant.
Ce forfait n'est JAMAIS remboursé par l'Assurance Maladie. Il correspond à la participation du patient aux frais d'hébergement et d'entretien liés à son séjour. Il est facturé pour chaque journée complète, y compris le jour de sortie. Quelques exceptions : les femmes enceintes à partir du 6e mois de grossesse, les nouveau-nés de moins de 30 jours et les bénéficiaires de la CSS en sont exonérés.
Pour un séjour standard de 5 jours, ce forfait atteint déjà 115 €. Sur un mois d'hospitalisation, il grimpe à près de 690 €. C'est souvent le poste qui surprend le plus les patients non avertis.
Les autres franchises et participations forfaitaires
La participation forfaitaire de 2 € s'applique sur chaque consultation, acte de biologie ou de radiologie réalisé pendant l'hospitalisation. Elle est plafonnée à 50 € par an pour l'ensemble des actes médicaux.
Le forfait de 24 € (service-public.fr) concerne les actes lourds dont le tarif dépasse 120 €. Lui non plus n'est jamais pris en charge par l'Assurance Maladie. Une intervention chirurgicale tarifée au-delà de ce seuil déclenche automatiquement ce forfait, qui s'ajoute au ticket modérateur.
La franchise transport sanitaire, fixée à 4 € par trajet, est plafonnée à 8 € par jour et 50 € par an (service-public.fr, 2026). Un patient transporté en ambulance ou en VSL pour son hospitalisation, puis pour son retour à domicile, paiera donc 8 € max sur la journée, dans la limite annuelle de 50 €.
Enfin, le complément forfait patient urgences est fixé à 13,04 € par passage aux urgences non suivi d'une hospitalisation (arrêté du 27 février 2026).
Cas pratique : combien paie-t-on pour 5 jours d'hospitalisation sans mutuelle ?
Pour illustrer concrètement l'accumulation de ces frais, prenons le cas d'un patient hospitalisé 5 jours en service de médecine dans un hôpital public conventionné, sans mutuelle. L'hospitalisation comprend des examens de biologie, un acte d'imagerie et une consultation de spécialiste. Aucun transport sanitaire n'est facturé dans ce scénario.
Le détail du reste à charge, en prenant une base de remboursement forfait séjour de 400 €, donne le résultat suivant.
📌 Important : cette simulation ne tient pas compte des dépassements d'honoraires, inexistants à l'hôpital public mais fréquents en clinique privée. Elle constitue le scénario minimal pour une hospitalisation sans complication.
Pour approfondir ces calculs avec d'autres durées de séjour, consultez notre article dédié sur le coût réel d'une hospitalisation sans mutuelle.
Simulation chiffrée jour par jour
Détaillons le calcul jour par jour :
- Forfait journalier : 23 € × 5 jours = 115 € (service-public.fr, 2026)
- Ticket modérateur : sur une base de remboursement de 400 €, la Sécurité sociale rembourse 80 %, soit 320 €. Le ticket modérateur de 20 % s'élève donc à 80 €
- Participation forfaitaire : 2 € par acte médical. Avec 4 actes sur le séjour (biologie, imagerie, consultation, acte technique), soit 8 €
- Forfait 24 € : non applicable dans ce scénario (actes inférieurs à 120 €)
Total du reste à charge : 115 € + 80 € + 8 € = 203 € pour 5 jours d'hospitalisation en hôpital public, sans transport sanitaire. Ce montant correspond au strict minimum réglementaire : aucun dépassement, aucun acte coûteux, aucun transport.
Avec un scanner facturé en sus (acte dont la base de remboursement avoisine souvent 70 €), le ticket modérateur s'alourdirait de 14 € supplémentaires.
Ce que change une clinique privée avec dépassements d'honoraires
En clinique privée conventionnée, trois sources de surcoût modifient radicalement l'équation. D'abord, le forfait journalier y est également de 23 € par jour, mais la base de remboursement du séjour peut différer de celle de l'hôpital public.
Ensuite, les dépassements d'honoraires des praticiens libéraux restent intégralement à la charge du patient sans mutuelle. Un chirurgien pratiquant un dépassement de 150 % du tarif conventionnel peut générer un reste à charge de plusieurs centaines d'euros sur une seule intervention.
Enfin, certains frais annexes (chambre individuelle, télévision, accompagnant) ne sont jamais pris en charge par l'Assurance Maladie. La facture totale peut ainsi doubler ou tripler par rapport au même séjour en hôpital public. Une mutuelle avec une bonne garantie honoraires libres et chambre particulière devient alors déterminante : notre guide des garanties d'une mutuelle hospitalisation en 2026 détaille ces niveaux de couverture.
Pour comprendre les différentes prises en charge, il est utile de savoir ce qu'est une mutuelle hospitalisation et comment elle peut réduire considérablement votre reste à charge.
Grosse facture d'hôpital sans mutuelle : les recours pour alléger la note
Face à une facture d'hôpital difficile à honorer, des solutions existent. La première réaction consiste à contacter la régie de l'établissement pour négocier un échéancier de paiement. Les hôpitaux publics acceptent fréquemment ce type d'arrangement, sans frais supplémentaires.
Le service social hospitalier constitue un autre interlocuteur précieux. Présent dans tous les établissements publics, il analyse la situation financière du patient et oriente vers les dispositifs d'aide adaptés, y compris une demande de remise gracieuse partielle pour les personnes en grande précarité. Cette démarche est détaillée dans notre article sur les solutions en cas d'hospitalisation sans mutuelle.
Demander un échéancier ou une remise à l'hôpital
Dès réception de la facture, adressez-vous à la régie de l'hôpital. La plupart des établissements publics acceptent un paiement en plusieurs mensualités, sans intérêt ni frais de dossier. Pour les patients aux revenus très faibles, une demande de remise gracieuse peut être instruite par la commission des aides financières de l'établissement.
Le service social hospitalier joue un rôle clé dans ce processus. Il aide à monter le dossier, vérifie l'éligibilité aux aides légales (CSS, AME, fonds de secours) et peut plaider pour un abandon partiel de créance. Sollicitez-le dès le début de l'hospitalisation si vous anticipez des difficultés de paiement.
La Complémentaire Santé Solidaire (CSS) : pour qui ?
La Complémentaire Santé Solidaire (CSS) est le principal filet de sécurité pour les personnes sans mutuelle. Attribuée sous conditions de ressources, elle prend en charge l'intégralité du ticket modérateur, du forfait journalier et des franchises médicales : y compris les 23 € quotidiens du forfait hospitalier.
Les plafonds de ressources de la CSS sont révisés chaque année. Pour 2026, une personne seule en métropole y est éligible avec un revenu fiscal de référence inférieur à 10 421 € annuels pour la CSS gratuite, et jusqu'à 14 069 € pour la CSS avec participation financière (service-public.fr, données applicables au 1er avril 2025, dernière publication).
La demande s'effectue directement sur le site de la CPAM ou via le simulateur officiel : complementaire-sante-solidaire.gouv.fr.
L'ANI et la mutuelle d'entreprise obligatoire
Depuis le 1er janvier 2016, l'Accord National Interprofessionnel (ANI) impose à tout employeur du secteur privé de proposer une complémentaire santé collective à ses salariés, avec une participation financière patronale d'au moins 50 % de la cotisation. Un salarié couvert par ce dispositif ne se trouve donc jamais sans mutuelle hospitalisation.
Les ayants droit du salarié (conjoint, enfants) peuvent également être couverts selon les termes du contrat collectif. Les salariés en CDD très court ou les temps partiels avec une très faible quotité de travail peuvent parfois être dispensés de cette obligation, ce qui peut créer des angles morts de couverture.
Pas de mutuelle : quels risques sur le long terme ?
L'absence de mutuelle hospitalisation ne représente pas un risque uniforme. Son impact dépend du profil médical, du type d'établissement fréquenté et de la durée prévisible des séjours. En pratique, trois situations concentrent l'essentiel du danger financier : les hospitalisations longues, les séjours en clinique privée avec dépassements d'honoraires et les hospitalisations répétées sur une année civile.
À l'inverse, un adulte en bonne santé hospitalisé ponctuellement en hôpital public pour une courte durée subit un reste à charge modéré, de l'ordre de 200 à 400 € pour un séjour type. La question n'est donc pas « est-ce grave » de manière absolue, mais « dans quelles circonstances l'absence de couverture devient-elle problématique ».
Pour une analyse plus large des conséquences d'une absence de couverture, notre article hospitalisation sans mutuelle : que faire détaille les scénarios à risque et les parades possibles.
Les situations où l'absence de mutuelle pèse le plus
Trois configurations exposent le patient sans mutuelle à un risque financier significatif.
D'abord, les hospitalisations longues. À partir du 31e jour, le ticket modérateur tombe à zéro, mais le forfait journalier de 23 € continue de courir. Sur un séjour de 60 jours, il atteint 1 380 €, sans aucun mécanisme de plafonnement.
Ensuite, la clinique privée avec dépassements d'honoraires. Un dépassement de 200 % sur une intervention chirurgicale tarifée 500 € en base de remboursement génère 1 000 € de reste à charge, auxquels s'ajoutent le ticket modérateur (100 €) et le forfait journalier.
Enfin, les hospitalisations itératives sur une même année. Les plafonds annuels de franchises (50 € pour les actes, 50 € pour les transports) sont vite atteints, mais le cumul des tickets modérateurs et des forfaits journaliers peut représenter plusieurs milliers d'euros.
Les populations déjà protégées sans mutuelle privée
Certaines populations bénéficient déjà d'une protection significative sans mutuelle privée. Les titulaires de la CSS sont couverts intégralement pour le ticket modérateur, le forfait journalier et les franchises. Les patients en ALD voient leur ticket modérateur exonéré pour les soins liés à leur pathologie, même si le forfait journalier reste dû.
Les salariés du privé sont obligatoirement couverts par une complémentaire d'entreprise via l'ANI, sauf cas de dispense très spécifiques. Les bénéficiaires de l'Aide Médicale d'État (AME) sont également pris en charge dans le cadre des tarifs opposables.
Restent les travailleurs indépendants sans couverture volontaire, les demandeurs d'emploi non éligibles à la CSS, les étudiants sans complémentaire santé et les retraités modestes juste au-dessus du seuil CSS. Pour ces profils, une hospitalisation même courte peut déséquilibrer un budget serré. Un comparatif des solutions de mutuelle pour hospitalisation uniquement peut aider à identifier une couverture ciblée à moindre coût.
Fiche pratique
| Forfait journalier hospitalier (hôpital/clinique) | 23 € par jour (service-public.fr, 2026) |
| Forfait journalier (psychiatrie) | 17 € par jour (service-public.fr, 2026) |
| Ticket modérateur | 20 % du tarif conventionnel des frais de séjour |
| Participation forfaitaire | 2 € par acte médical (plafonnée à 50 €/an) |
| Complément forfait patient urgences | 13,04 € (arrêté du 27 février 2026) |
| Franchise transport sanitaire | 4 € par trajet (max 8 €/jour, 50 €/an) |
| Forfait non remboursable | 24 € (actes ≥ 120 €, non remboursé par l'Assurance Maladie) |
| Seuil ALD (prise en charge à 100 %) | Dès le 31e jour d'hospitalisation consécutive |
| Contact service social hospitalier | À solliciter directement auprès de l'établissement d'hospitalisation |
| Simulateur CSS | www.complementaire-sante-solidaire.gouv.fr |
Sources
- service-public.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas l'avis d'un conseiller financier. Étudiez votre situation avec un professionnel agréé avant de vous engager.
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Questions sur les mutuelles
Est-ce que l'hospitalisation est prise en charge par la Sécurité sociale ?
L'Assurance Maladie prend en charge 80 % du tarif conventionnel des frais de séjour en établissement conventionné. Elle couvre aussi une partie des honoraires médicaux. Attention : le ticket modérateur (20 % restants), le forfait journalier (23 €/jour en 2026) et diverses franchises restent intégralement à votre charge si vous n'avez pas de complémentaire santé.
Comment payer l'hôpital quand on n'a pas de mutuelle ?
Vous pouvez demander un échéancier de paiement ou une remise gracieuse auprès de la régie de l'hôpital. Si vos revenus sont modestes, vérifiez votre éligibilité à la Complémentaire Santé Solidaire (CSS), qui prend en charge le ticket modérateur et le forfait journalier. Le service social hospitalier peut vous accompagner dans ces démarches.
Qui paye quand on n'a pas de mutuelle ?
Le patient paie lui-même les frais non couverts par l'Assurance Maladie. Pour un séjour en hôpital public conventionné, cela représente le ticket modérateur (20 % du tarif conventionnel), le forfait journalier de 23 € par jour et les franchises médicales. Une partie de la population bénéficie de dispositifs protecteurs (CSS, ALD, accident du travail, maternité à partir du 6e mois).
Est-ce grave si je n'ai pas de mutuelle ?
L'absence de mutuelle expose à un risque financier qui varie fortement selon la durée et le type d'hospitalisation. Pour un séjour court sans complication en hôpital public, le reste à charge reste modéré. En revanche, une hospitalisation longue ou en clinique privée avec dépassements d'honoraires peut générer des frais élevés, sans que cela soit systématiquement ruineux pour autant.
Quel est le prix d'un scanner à l'hôpital sans mutuelle ?
Un scanner réalisé en hôpital public dans le cadre d'une hospitalisation est pris en charge à 80 % du tarif conventionnel par l'Assurance Maladie, comme tout acte d'imagerie médicale. Sans mutuelle, les 20 % restants sont à votre charge, auxquels s'ajoute la participation forfaitaire de 2 € par acte.
