Hospitalisation prise en charge par la Sécurité sociale : ce que vous
L'Assurance maladie prend en charge 80 % des frais d'hospitalisation, mais forfait hospitalier et ticket modérateur restent à votre charge. Détail complet 2026.


La Sécurité sociale prend en charge 80 % des frais d'hospitalisation dans un hôpital public ou une clinique privée conventionnée (service-public.gouv.fr, 2026). Les 20 % restants : le ticket modérateur : ainsi que le forfait hospitalier de 23 € par jour (ameli.fr, mars 2026) demeurent à la charge du patient. Une complémentaire santé peut couvrir ces montants, selon les garanties souscrites.
Oui, l'hospitalisation est prise en charge par la Sécurité sociale : mais pas à 100 %. L'Assurance maladie rembourse 80 % des frais liés au séjour dans un établissement conventionné (service-public.gouv.fr, 2026). Les 20 % restants, le forfait hospitalier à 23 € par jour et les éventuels dépassements d'honoraires restent à la charge du patient. Une addition qui peut surprendre à la sortie.
Ce que l'Assurance maladie couvre réellement lors d'une hospitalisation
En cas d'hospitalisation dans un hôpital public ou une clinique privée conventionnée, l'Assurance maladie prend en charge 80 % des frais liés au séjour (service-public.gouv.fr, 2026). Ce taux s'applique au tarif de convention : le tarif de référence fixé par la Sécurité sociale : et non au montant total de la facture. La différence est fondamentale : si l'établissement facture au-delà de ce tarif, le surcoût n'entre pas dans l'assiette du remboursement de 80 % et reste intégralement à la charge du patient. Concrètement, pour un séjour dont le tarif de convention est de 1 000 €, la Sécu verse 800 € au titre des frais d'hospitalisation. Les 200 € restants constituent le ticket modérateur, à la charge de l'assuré : sauf s'il bénéficie d'une exonération ou d'une complémentaire santé qui le prend en charge. La prise en charge intervient directement via le tiers payant dans la majorité des établissements : le patient n'avance pas les 80 %.
Frais couverts à 80 % : soins, hébergement, actes médicaux
Les 80 % de remboursement couvrent un périmètre large mais précis. Sont inclus : les frais de séjour (hébergement en chambre commune, repas, soins infirmiers), les actes médicaux et chirurgicaux (intervention du chirurgien, de l'anesthésiste), les examens de laboratoire et d'imagerie, les médicaments administrés pendant le séjour, ainsi que les frais de transport sanitaire lorsqu'ils sont médicalement justifiés. Le tarif de convention servant de base au calcul du remboursement varie selon la nature de l'acte et le type d'établissement. Dans un hôpital public, ce tarif est le même pour tous les patients. En clinique privée conventionnée, les honoraires médicaux peuvent dépasser ce tarif de convention : ces dépassements ne sont pas couverts par les 80 % et constituent un reste à charge distinct. La participation forfaitaire de 2 € par acte médical s'applique également en hospitalisation, dans la limite du plafond annuel de 50 € (ameli.fr, 2026).
Cas d'exonération du ticket modérateur : ALD, maternité, accident du travail
Dans plusieurs situations, le ticket modérateur de 20 % est intégralement supprimé et l'Assurance maladie prend en charge 100 % du tarif de convention. C'est le cas pour les patients reconnus en Affection de Longue Durée (ALD) dont l'hospitalisation est en rapport avec la pathologie exonérante. La maternité bénéficie également d'une exonération totale du ticket modérateur à partir du 6ᵉ mois de grossesse et jusqu'au 12ᵉ jour après l'accouchement. Les accidents du travail et maladies professionnelles ouvrent droit à une prise en charge à 100 % du tarif de convention, sans ticket modérateur. Les bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS) sont aussi exonérés. Attention : même dans ces cas d'exonération, le forfait hospitalier de 23 € par jour reste dû : sauf pour les titulaires de la CSS et quelques autres exceptions précisées par la réglementation.
Le forfait hospitalier : montant 2026 et qui en est exonéré
Le forfait hospitalier est une participation financière aux frais d'hébergement due pour chaque journée passée dans un établissement de santé, y compris le jour de sortie. Contrairement au ticket modérateur, il n'est jamais remboursé par l'Assurance maladie (ameli.fr, 2026) : ni pour un assuré standard, ni pour une ALD, ni pour un accident du travail. Seule une complémentaire santé peut le prendre en charge, et encore : toutes ne le font pas intégralement. Ce forfait s'applique aussi bien dans le public que dans le privé. Il constitue le premier poste de reste à charge visible pour le patient à la sortie de l'hôpital. Un séjour d'une semaine génère ainsi 161 € de forfait, entièrement à la charge du patient sans mutuelle.
Montant du forfait hospitalier au 1ᵉʳ mars 2026
Depuis le 1ᵉʳ mars 2026, le forfait hospitalier s'élève à 23 € par jour en hôpital ou clinique (ameli.fr, mars 2026). En service psychiatrique, le tarif est de 17 € par jour (ameli.fr, mars 2026). Ces montants ont été relevés par arrêté ministériel par rapport au précédent seuil de 20 €. Le forfait est dû pour chaque journée complète, jour de sortie inclus. Pour une hospitalisation de 5 jours, la facture atteint donc 115 €. À titre de comparaison, le forfait journalier hospitalier s'établissait à 20 € avant mars 2026, soit un écart de 15 € sur 5 jours. Ce poste est mécaniquement le plus lourd pour les séjours longs. Une hospitalisation de 15 jours coûte 345 € rien qu'en forfait hospitalier : intégralement à la charge du patient s'il ne dispose pas d'une mutuelle adaptée.
Situations d'exonération du forfait hospitalier
Plusieurs catégories de patients sont exonérées du forfait hospitalier. Les bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS) gratuite ne le paient pas. Les femmes enceintes en sont exonérées pendant le mois précédant l'accouchement et les 12 jours suivant la naissance. Les nouveau-nés hospitalisés dans les 30 jours suivant leur naissance bénéficient également de cette exonération. Les victimes d'accidents du travail et de maladies professionnelles sont exonérées du forfait. Enfin, les titulaires d'une pension d'invalidité ou d'une rente d'incapacité permanente bénéficient aussi d'une exonération. Pour tous les autres assurés, le forfait hospitalier constitue un reste à charge incompressible en l'absence de mutuelle.
L'essentiel
- La Sécurité sociale rembourse 80 % du tarif de convention, pas de la facture totale : le ticket modérateur de 20 % reste dû.
- Le forfait hospitalier de 23 € par jour (17 € en psychiatrie) n'est jamais pris en charge par l'Assurance maladie.
- Un séjour de 5 jours en hôpital public coûte au minimum 755 € de reste à charge sans mutuelle.
- Les dépassements d'honoraires en clinique privée et la chambre particulière alourdissent la facture sans couverture complémentaire adaptée.
- Une demande de prise en charge mutuelle avant l'hospitalisation programmée évite d'avancer les sommes.
Tarif hospitalisation hôpital public vs clinique privée : quelles différences ?
La distinction entre établissement public et clinique privée conditionne directement l'ampleur du reste à charge, bien au-delà du taux de remboursement de 80 %. Dans les deux cas, l'Assurance maladie applique ce taux au tarif de convention. Mais la facture finale peut être radicalement différente. Le critère déterminant n'est pas public/privé en soi : c'est le statut conventionné ou non de l'établissement et des praticiens qui y exercent. Une clinique privée conventionnée applique le même tarif de base qu'un hôpital public. Une clinique non conventionnée, en revanche, facture librement ses prestations, et l'écart entre le tarif pratiqué et le tarif de convention : la « base de remboursement » : peut se chiffrer en centaines, voire milliers d'euros.
Hôpital public et clinique conventionnée : le taux de 80 %
Dans un hôpital public ou une clinique privée conventionnée, l'Assurance maladie rembourse 80 % du tarif de convention (service-public.gouv.fr, 2026). Le patient bénéficie du tiers payant sur cette part : il n'avance pas les 80 %. Les praticiens exerçant en secteur 1 (tarifs conventionnés sans dépassement) ne facturent aucun supplément. En secteur 2 (honoraires libres), des dépassements d'honoraires peuvent s'ajouter : ils ne sont pas couverts par la Sécu. La chambre particulière (chambre seule) n'est pas remboursée par l'Assurance maladie, sauf prescription médicale justifiant l'isolement. Le ticket modérateur de 20 % et le forfait hospitalier de 23 € par jour restent à charge.
Clinique privée non conventionnée : attention aux dépassements d'honoraires
Dans une clinique privée non conventionnée, la facture s'éloigne fortement du tarif de convention. L'Assurance maladie applique toujours ses 80 %, mais sur une base de remboursement souvent très inférieure au montant réellement facturé. Résultat concret : un acte chirurgical facturé 2 500 € dont le tarif de convention est de 800 € ne sera remboursé qu'à hauteur de 640 € (80 % de 800 €) par la Sécu. Le patient doit alors 1 860 € de sa poche, avant même d'ajouter le forfait hospitalier et le ticket modérateur. Vérifier le conventionnement de l'établissement et des praticiens avant une hospitalisation programmée est donc essentiel pour anticiper le reste à charge réel. Une mutuelle hospitalisation 2026 avec une bonne prise en charge des dépassements d'honoraires devient alors déterminante.
CAS PRATIQUE : combien paie vraiment un patient sans mutuelle pour 5 jours d'hospitalisation ?
Prenons un cas concret pour mesurer le reste à charge réel d'un séjour hospitalier sans couverture complémentaire. Un assuré est hospitalisé 5 jours en chambre commune dans un hôpital public, sans complication particulière, pour une intervention chirurgicale standard. Les praticiens exercent en secteur 1, sans dépassement d'honoraires. Le tarif de convention pour l'ensemble du séjour (actes, hébergement, soins) s'établit à 3 200 €. Sur ce montant, l'Assurance maladie prend en charge 80 %, soit 2 560 €, directement en tiers payant. Le ticket modérateur de 20 % s'élève à 640 €. À cela s'ajoute le forfait hospitalier : 23 € × 5 jours = 115 €. Le reste à charge total est donc de 755 €. Sans mutuelle, cette somme est entièrement due par le patient. Avec une mutuelle qui rembourse le ticket modérateur et le forfait hospitalier, ce reste à charge tombe à zéro sur ces deux postes.
Simulation sur 5 jours : ce que paie l'assuré sans complémentaire
- Tarif de convention du séjour : 3 200 € (montant fictif raisonnable pour une intervention chirurgicale standard en service public avec 5 jours d'hébergement). L'ordre de grandeur pour un séjour en médecine est d'environ 1 500 à 2 000 € par jour selon la FHF ; ici l'hypothèse retenue est prudente et cohérente avec un séjour chirurgical court. Part Sécu (80 %) : 2 560 €, réglés directement par l'Assurance maladie. Ticket modérateur (20 %) : 640 € à la charge du patient. Forfait hospitalier : 23 € × 5 jours = 115 € (ameli.fr, mars 2026). Reste à charge total : 640 € + 115 € = 755 €. À cela peuvent s'ajouter la participation forfaitaire de 2 € par acte (plafonnée à 50 € par an) et la franchise médicale de 1 € par boîte de médicament, dans la limite du plafond annuel. L'addition, sans mutuelle, peut donc dépasser 800 €.
Ce que change une mutuelle hospitalisation sur ce même séjour
Les complémentaires santé prennent généralement en charge le ticket modérateur et le forfait hospitalier (boursorama.com, février 2026). Sur le cas pratique ci-dessus, une mutuelle qui couvre ces deux postes ramène le reste à charge de 755 € à 0 €. Le gain est immédiat et significatif. Certains contrats vont plus loin en remboursant la chambre particulière (entre 40 et 70 € par jour selon l'établissement), les dépassements d'honoraires, ou le forfait d'accompagnant si un proche reste auprès du patient. Avant une hospitalisation programmée, consulter le tableau de garanties de son contrat et faire une demande de prise en charge mutuelle hospitalisation permet d'éviter les mauvaises surprises. Sans cette vérification, l'assuré découvre le reste à charge à la sortie.
Prix d'une journée d'hospitalisation en chirurgie : ce qui peut s'ajouter à la facture
Au-delà du ticket modérateur et du forfait hospitalier, plusieurs postes de dépenses viennent alourdir la facture d'un séjour en chirurgie. Ce sont des frais annexes, souvent découverts au moment de la sortie, que la Sécurité sociale ne prend pas en charge. Le coût journalier peut ainsi passer de 23 € (forfait seul) à plus de 150 € selon les options et l'établissement. Dans le détail, ces suppléments concernent principalement la chambre particulière, les dépassements d'honoraires des praticiens, et les prestations de confort (télévision, téléphone). Chacun de ces postes obéit à une logique de remboursement distincte.
Chambre particulière : remboursement CPAM et reste à charge
La chambre particulière n'est pas remboursée par l'Assurance maladie, sauf si une prescription médicale la justifie (isolement infectieux, soins spécifiques). En l'absence de motif médical, son coût : généralement compris entre 40 € et 70 € par jour : reste intégralement à la charge du patient. Sur un séjour de 5 jours, ce poste ajoute 200 à 350 € à la facture. Les mutuelles qui proposent un forfait chambre particulière remboursent ce montant dans la limite d'un plafond journalier et d'une durée maximale. La mutuelle qui prend en charge les hospitalisations peut inclure cette garantie : le plafond varie de 30 à 80 € par jour selon les contrats. Vérifier ce plafond avant l'hospitalisation permet d'éviter un écart entre le coût réel et le remboursement.
Dépassements d'honoraires du chirurgien et de l'anesthésiste
En clinique privée, les honoraires du chirurgien et de l'anesthésiste peuvent dépasser le tarif de convention. Ces dépassements ne sont pas plafonnés en secteur 2 et peuvent représenter plusieurs centaines d'euros pour une intervention classique, plusieurs milliers pour une chirurgie lourde. L'Assurance maladie ne les prend pas en charge. Seule une mutuelle avec une garantie « dépassements d'honoraires » (souvent exprimée en pourcentage du tarif de convention, par exemple 200 % ou 300 %) couvre ces sommes. L'erreur classique consiste à croire que la mention « clinique conventionnée » garantit l'absence de dépassements : seuls les praticiens de secteur 1 s'y engagent. Un chirurgien de secteur 2 exerçant dans une clinique conventionnée peut facturer des dépassements libres.
ERREUR COURANTE : confondre 80 % remboursés et zéro reste à charge
La confusion la plus répandue chez les patients hospitalisés est d'assimiler la prise en charge à 80 % par l'Assurance maladie à une quasi-gratuité du séjour. Dans les faits, le ticket modérateur de 20 % et le forfait hospitalier de 23 € par jour s'accumulent rapidement. Un patient hospitalisé 5 jours en hôpital public sans exonération paie 755 € de sa poche, comme détaillé dans le cas pratique ci-dessus, alors même que les praticiens sont en secteur 1 et qu'aucun dépassement n'intervient. La facture surprise survient au moment de la sortie ou quelques semaines plus tard, lorsque l'établissement réclame le solde. Le mécanisme est simple à retenir : la Sécu couvre 80 % du tarif de convention, rien de plus. Le forfait hospitalier n'est jamais dans le périmètre du remboursement Sécu. Les dépassements d'honoraires, la chambre particulière, la télévision s'ajoutent. Sans vérification préalable du contrat de complémentaire santé, le patient peut se retrouver avec une dette de plusieurs centaines d'euros qu'il n'avait pas anticipée, parfois pour un séjour programmé de routine. Une prise en charge à 100 % pour une hospitalisation n'existe donc que sous conditions contractuelles précises : exonération Sécu ET mutuelle couvrant les frais restants.
Hospitalisation à domicile (HAD) : une prise en charge identique ?
L'hospitalisation à domicile (HAD) constitue une alternative au séjour en établissement pour des soins techniques pouvant être délivrés au domicile du patient. L'Assurance maladie prend en charge ce dispositif dans les mêmes conditions qu'une hospitalisation classique : 80 % du tarif de convention pour les soins dispensés, 100 % en cas d'ALD ou d'accident du travail. Le forfait journalier hospitalier ne s'applique pas en HAD, ce qui supprime mécaniquement ce poste de reste à charge. En revanche, certains frais spécifiques à la HAD : comme l'intervention de prestataires pour la livraison et l'installation de matériel médical : peuvent générer des dépassements selon les conventions locales. La mise en place d'une HAD nécessite une prescription médicale et l'accord préalable de la CPAM. La demande est initiée par le médecin hospitalier ou le médecin traitant, qui contacte une structure d'HAD conventionnée. Le patient donne son consentement : l'HAD est toujours mise en œuvre sur la base du volontariat. Pour en savoir plus sur le cadre précis, le site ameli.fr détaille les conditions d'éligibilité et les structures d'HAD par département.
Demande de prise en charge hospitalisation mutuelle : les démarches avant le séjour
Avant une hospitalisation programmée, adresser une demande de prise en charge (PEC) à sa mutuelle permet de savoir exactement ce qui sera remboursé et d'activer le tiers payant pour la part complémentaire. Cette démarche, simple mais trop souvent négligée, évite d'avancer les sommes qui seront couvertes par le contrat. La mutuelle examine le devis hospitalier, vérifie les garanties souscrites et délivre un accord de prise en charge précisant les montants qu'elle réglera directement à l'établissement. Sans cette PEC, le patient règle l'intégralité des frais non couverts par la Sécu et se fait rembourser a posteriori : avec un délai de traitement qui peut atteindre plusieurs semaines.
Documents nécessaires pour la demande de prise en charge
La constitution du dossier de demande de prise en charge nécessite quelques documents clés. Le devis ou le bulletin d'hospitalisation fourni par l'établissement, détaillant la durée prévue et les actes programmés. La carte Vitale à jour, attestant des droits à l'Assurance maladie. La carte de mutuelle ou l'attestation de couverture complémentaire. En cas d'accident du travail, la feuille d'accident du travail (formulaire Cerfa) doit être jointe. Ce dossier est transmis à la mutuelle par courrier, par espace client en ligne ou via l'application mobile dédiée, au moins 15 jours avant la date d'hospitalisation. La mutuelle dispose généralement d'un délai de 5 à 10 jours ouvrés pour répondre. Une demande de prise en charge mutuelle anticipée garantit une visibilité complète sur ce qui restera à charge le jour de la sortie.
Hospitalisation en urgence : les démarches après le séjour
En cas d'hospitalisation d'urgence, la demande de prise en charge ne peut évidemment pas être faite à l'avance. Les démarches s'effectuent alors après le séjour. La priorité est de déclarer l'hospitalisation à la mutuelle dès que possible, même pendant le séjour, par téléphone ou via l'espace assuré en ligne. La mutuelle pourra alors adresser une attestation de prise en charge rétroactive à l'établissement, ce qui évite au patient d'avancer la part complémentaire si l'hôpital accepte ce document. À défaut, le patient règle la facture et transmet le décompte de l'Assurance maladie accompagné de la facture acquittée à sa mutuelle pour remboursement. Les contrats de mutuelle hospitalisation prévoient en général un délai de carence de 1 à 3 mois pour certaines garanties lourdes : une hospitalisation en urgence durant cette période peut ne pas être couverte. Ce point est à vérifier impérativement lors de la souscription.
Sources
Fiche pratique
| Taux de remboursement Sécu en établissement conventionné | 80 % du tarif de convention |
| Ticket modérateur restant à charge | 20 % du tarif de convention (sauf exonération ALD, maternité, AT/MP, CSS) |
| Forfait hospitalier (depuis le 1ᵉʳ mars 2026) | 23 € par jour en hôpital ou clinique, 17 € en service psychiatrique |
| Remboursement du forfait hospitalier par la Sécu | Jamais (ameli.fr, 2026) |
| Chambre particulière remboursée par la Sécu | Uniquement sur prescription médicale |
| Tiers payant Sécu | Oui, sur la part Assurance maladie dans la plupart des établissements |
| Démarche avant hospitalisation programmée | Demande de prise en charge à la mutuelle avec devis hospitalier, au moins 15 jours avant |
| Contact officiel | ameli.fr / 36 46 (Assurance maladie) : service-public.gouv.fr pour les droits des patients hospitalisés |
Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas l'avis d'un conseiller financier. Étudiez votre situation avec un professionnel agréé avant de vous engager.
Guides complémentaires

Quelle mutuelle prend en charge les hospitalisations ?
Vous cherchez quelle mutuelle prend en charge les hospitalisations ? Découvrez les plafonds 2026, un cas pratique chiffré et les critères pour choisir.


Mutuelle hospitalisation seule : conditions, prix
Mutuelle hospitalisation seule en 2026 : oui, c'est possible et souvent pertinent. Découvrez les conditions, les garanties couvertes, les prix indicatifs

Questions sur les mutuelles
Que rembourse la Sécurité sociale en cas d'hospitalisation ?
L'Assurance maladie rembourse 80 % des frais d'hospitalisation liés au séjour dans un établissement conventionné : soins médicaux, actes chirurgicaux, examens, médicaments administrés et hébergement en chambre commune (service-public.gouv.fr, 2026). Le forfait hospitalier de 23 € par jour, les dépassements d'honoraires et la chambre particulière ne sont pas pris en charge.
Qui prend en charge les frais d'hospitalisation ?
La Sécurité sociale prend en charge 80 % du tarif de convention en établissement conventionné. Les 20 % restants (ticket modérateur) et le forfait hospitalier de 23 € par jour (ameli.fr, mars 2026) sont à la charge du patient, sauf s'il bénéficie d'une exonération (ALD, maternité, accident du travail) ou d'une complémentaire santé qui couvre ces postes.
Doit-on payer les frais d'hospitalisation ?
Oui. Même avec la prise en charge de l'Assurance maladie à 80 %, le patient doit le ticket modérateur de 20 % et le forfait hospitalier de 23 € par jour (ameli.fr, 2026). Pour un séjour de 5 jours en hôpital public sans dépassement d'honoraires, le reste à charge minimal atteint 755 € sans mutuelle. Des frais annexes comme la chambre particulière ou les dépassements d'honoraires en clinique privée peuvent s'y ajouter.
Quels sont les frais en cas d'hospitalisation ?
Quatre catégories de frais sont à distinguer : le ticket modérateur (20 % du tarif de convention, sauf exonération), le forfait hospitalier fixé à 23 € par jour depuis le 1ᵉʳ mars 2026 (ameli.fr), les dépassements d'honoraires des praticiens de secteur 2, et les suppléments de confort comme la chambre particulière (40 à 70 € par jour) ou la télévision. Seule une mutuelle adaptée peut couvrir ces postes.
