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Quel remboursement pour votre cone beam selon votre mutuelle ?

Est-ce que le cone beam est remboursé par la mutuelle ? Découvrez les montants, plafonds et taux de prise en charge réels en 2026 pour cet acte dentaire

Raphaël MoreauRaphaël Moreau 16 min de lecture
Remboursement cone beam par la mutuelle : montant
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Le cone beam (code LAQK027) n'est remboursé par la mutuelle que si l'Assurance Maladie le prend en charge au préalable, sous conditions strictes d'indication médicale : lésions, endodontie complexe, pathologies osseuses. Hors nomenclature : notamment pour un bilan implantaire : ni la Sécurité sociale ni la complémentaire n'interviennent : le reste à charge est intégral. Vérifiez votre contrat avant l'examen.

Le cone beam est remboursé par votre mutuelle uniquement si l'Assurance Maladie le prend d'abord en charge. Sans reconnaissance de l'indication médicale par la Sécu : cas fréquent du bilan implantaire : la plupart des complémentaires refusent d'intervenir, laissant un reste à charge intégral au patient. Ce mécanisme en cascade, souvent mal compris, explique pourquoi un acte pourtant prescrit par un chirurgien-dentiste peut rester entièrement à vos frais.

Ce qu'est le cone beam et pourquoi son remboursement est si particulier

Le cone beam, ou CBCT (Cone Beam Computed Tomography), est un scanner 3D dentaire à basse dose de rayonnement. Il produit une image volumétrique d'une zone ciblée de la mâchoire avec une résolution bien supérieure à celle d'une radiographie classique.

Cet examen est codifié sous le numéro LAQK027 dans la nomenclature française (CCAM). Il est réalisé par un chirurgien-dentiste ou un radiologue disposant de l'équipement adéquat. Les spécialités qui y recourent le plus sont l'endodontie (traitement des racines dentaires), la chirurgie orale et l'implantologie.

La particularité du cone beam tient à son statut hybride dans le système de remboursement français. C'est un acte inscrit à la nomenclature : donc potentiellement remboursable : mais sa prise en charge est strictement conditionnée à l'indication médicale. Autrement dit, le même examen peut être intégralement remboursé ou totalement à votre charge selon le motif de prescription. Cette logique conditionnelle, peu courante en imagerie médicale, est la source principale d'incompréhension chez les patients.

Qu'est-ce que le cone beam (CBCT) ?

Le CBCT est un appareil de radiographie volumétrique qui effectue une rotation autour de la tête du patient en quelques secondes. Il capture plusieurs centaines d'images en coupe, reconstituées en un modèle 3D de la région examinée : une arcade dentaire, une mâchoire complète ou une zone plus restreinte.

Contrairement au scanner médical classique, le cone beam délivre une dose de rayonnement significativement plus faible, ce qui le rend adapté à un usage dentaire répété si nécessaire. Sa résolution spatiale, de l'ordre du dixième de millimètre, permet de visualiser des structures que le panoramique dentaire ne distingue pas : canaux radiculaires, lésions péri-apicales, rapports anatomiques avec le nerf mandibulaire ou les sinus.

Quelle différence avec un panoramique dentaire ?

Le panoramique dentaire (ou orthopantomogramme) produit une image en 2D de l'ensemble des deux arcades sur un seul cliché. Son coût est modeste et il est remboursé sans condition particulière par l'Assurance Maladie.

Le cone beam, lui, fournit une reconstruction 3D qui permet de localiser précisément une lésion dans les trois plans de l'espace. Là où le panoramique montre une ombre suspecte, le CBCT en révèle la profondeur, la forme exacte et les rapports avec les structures voisines. Cet apport diagnostique justifie son recours dans les cas complexes, mais aussi le régime de remboursement restrictif qui lui est appliqué : il n'est pas destiné à remplacer le panoramique en première intention.

Quand l'Assurance Maladie rembourse-t-elle le cone beam ?

La prise en charge du cone beam par l'Assurance Maladie obéit à une logique binaire : l'acte LAQK027 est remboursé à 70 % de la base de remboursement conventionnelle si, et seulement si, l'indication médicale figure parmi les cas reconnus. Le document de bon usage publié par la Haute Autorité de Santé en juillet 2022 (repris par l'Assurance Maladie sur ameli.fr) dresse la liste exhaustive de ces indications.

Le principe est simple : le cone beam doit être justifié par une pathologie ou une situation clinique où l'imagerie 3D apporte une information que le panoramique ne peut fournir. Sans cette justification, la Sécu considère l'acte comme hors nomenclature et ne verse aucun remboursement. Le patient supporte alors l'intégralité du coût.

Cette restriction répond à une logique de bon usage des ressources médicales et de radioprotection. Le cone beam n'est pas un examen de confort ni un outil de dépistage systématique : chaque prescription doit être médicalement motivée.

Les indications médicales reconnues pour un remboursement

Le document HAS de juillet 2022 recense les situations cliniques où le cone beam est pris en charge par la Sécu sous le code LAQK027.

  • Endodontie complexe : recherche de canaux radiculaires supplémentaires, suspicion de fracture radiculaire, échec d'un traitement endodontique antérieur.
  • Lésions péri-apicales : kystes, granulomes, infections osseuses autour de la racine dentaire.
  • Pathologies osseuses : tumeurs bénignes ou malignes des maxillaires, dysplasies.
  • Dents incluses ou ectopiques : canines incluses, germes dentaires en position anormale, rapports avec les structures nobles (nerf alvéolaire inférieur).
  • Traumatismes dento-alvéolaires : fractures radiculaires, fractures alvéolaires.
  • Chirurgie pré-implantaire dans des cas spécifiques : lorsque l'anatomie du site est complexe et que le panoramique ne suffit pas à évaluer le volume osseux disponible.

La liste n'est pas laissée à l'appréciation libre du praticien. Si l'indication portée sur la prescription ne correspond pas à l'un de ces cas, la caisse d'Assurance Maladie peut refuser le remboursement.

Les actes exclus du remboursement Sécu (dont le bilan implantaire)

Le cas le plus fréquent de refus de prise en charge concerne le bilan implantaire systématique. Lorsqu'un chirurgien-dentiste prescrit un cone beam pour planifier la pose d'implants sans complication anatomique particulière, l'acte sort du cadre des indications reconnues.

D'autres situations sont exclues : le dépistage systématique (patient asymptomatique), le simple contrôle post-opératoire sans signe clinique, ou encore le remplacement systématique du panoramique par un cone beam en première intention.

Un point source régulièrement de confusion : certains praticiens prescrivent un cone beam pour un bilan implantaire en mentionnant une autre indication sur la feuille de soins. Cette pratique expose le dentiste à un contrôle de la caisse et le patient à un reversement de l'indu si le remboursement a été perçu à tort. La sincérité de l'indication médicale engage la responsabilité du prescripteur.

Remboursement cone beam par la mutuelle : ce que couvre réellement votre complémentaire

La mutuelle n'intervient que dans le prolongement de la décision de la Sécurité sociale. Quand l'Assurance Maladie rembourse le cone beam (indication reconnue, prise en charge à 70 % de la base conventionnelle), la complémentaire santé rembourse le ticket modérateur : les 30 % restants : selon le niveau de garantie souscrit. Certains contrats incluent aussi une prise en charge des dépassements d'honoraires si le praticien pratique des tarifs libres.

En revanche, si la Sécu refuse le remboursement parce que l'indication ne figure pas dans la liste HAS, la quasi-totalité des mutuelles suivent ce refus. Un témoignage du forum assurés d'ameli.fr, daté de novembre 2023, illustre ce mécanisme : un patient s'est vu opposer un refus de sa complémentaire au motif explicite qu'« il n'y avait pas de prise en charge de la Sécurité sociale ». Le reste à charge a été intégral.

Cette règle de cascade découle du dispositif des contrats responsables, instauré en 2015. Ces contrats, qui représentent la très grande majorité des complémentaires santé individuelles et collectives en France, sont tenus de caler leur remboursement sur celui de la Sécu pour les actes de la nomenclature. Ils ne peuvent pas prendre en charge un acte que l'Assurance Maladie ne reconnaît pas.

Pour approfondir le fonctionnement général des garanties dentaires et leur impact sur votre budget, consultez notre guide sur le remboursement dentaire par votre mutuelle en 2026.

Mutuelle et cone beam : la règle de la cascade Sécu-complémentaire

Le mécanisme est simple dans son principe : la Sécurité sociale fixe la base de remboursement (tarif de responsabilité), applique son taux (70 % pour le LAQK027), et verse la part correspondante. La mutuelle lit ce même flux de données via la télétransmission NOEMIE et complète selon le contrat.

Si la Sécu ne déclenche aucun versement : acte hors nomenclature ou indication non reconnue : le flux transmis à la mutuelle indique un remboursement nul. La complémentaire n'a alors ni base légale ni base technique pour intervenir, sauf disposition contractuelle expresse et dérogatoire.

Quelques contrats haut de gamme, souvent labellisés « renforcés » ou « premium » en garanties dentaires, prévoient un forfait annuel pour l'imagerie dentaire non remboursée par la Sécu. Ce forfait, généralement de quelques dizaines à quelques centaines d'euros par an, n'est pas attaché à l'acte lui-même mais constitue une enveloppe autonome. Sa présence dans votre contrat change radicalement la donne pour un cone beam prescrit hors nomenclature.

Harmonie Mutuelle, MGEN et autres : comment vérifier votre contrat ?

Harmonie Mutuelle et MGEN sont fréquemment citées dans les recherches des assurés sur le remboursement du cone beam. Chacune propose une gamme de contrats aux niveaux de garanties dentaires variables.

La démarche est la même quel que soit votre assureur :

  • Ouvrez votre tableau de garanties, à la ligne « imagerie dentaire », « radiographie dentaire » ou « actes de radiologie ». Repérez le taux de remboursement indiqué : il s'exprime en pourcentage de la base de remboursement (BR) ou de la BR majorée (BRM).
  • Cherchez une mention « forfait imagerie » ou « hors nomenclature » dans les pages dédiées aux garanties dentaires. Si elle existe, c'est votre filet de sécurité pour un cone beam non remboursé par la Sécu.
  • Contactez votre mutuelle par écrit (mail ou formulaire en ligne) en joignant la prescription du praticien. Posez une question fermée : « Le code LAQK027 pour l'indication [motif indiqué sur la prescription] est-il pris en charge par mon contrat ? Quel serait mon reste à charge estimé ? »

Les conseillers téléphoniques donnent souvent des réponses orales non engageantes. L'écrit, même un simple mail, constitue une trace opposable en cas de litige.

Cas pratique : quel reste à charge selon votre situation ?

Deux scénarios types illustrent la mécanique de remboursement du cone beam et l'écart considérable de reste à charge qui peut en résulter. Ces scénarios sont présentés à titre indicatif : le montant exact dépend du tarif pratiqué par votre praticien et des garanties précises de votre contrat.

Le code acte LAQK027 est commun aux deux situations. C'est l'indication médicale portée sur la prescription qui détermine tout le reste.

Scénario A : cone beam pour lésion endodontique (indication Sécu reconnue)

Votre chirurgien-dentiste suspecte une fracture radiculaire sur une molaire traitée il y a trois ans. Il prescrit un cone beam centré sur la dent concernée. L'indication : endodontie complexe : figure dans la liste HAS de juillet 2022.

Ce qui se passe : la Sécu prend en charge l'acte à 70 % de la base de remboursement conventionnelle. Votre mutuelle, si elle couvre le ticket modérateur à 100 % (niveau de garantie standard), prend les 30 % restants. Si le praticien applique le tarif conventionnel sans dépassement, votre reste à charge est nul ou limité à la participation forfaitaire de 2 € (plafonnée à 50 € par an, selon les règles en vigueur).

Si le praticien pratique un dépassement d'honoraires, la mutuelle peut le couvrir partiellement ou totalement selon votre niveau de garantie. Un contrat « dentaire renforcé » inclut généralement une prise en charge des dépassements jusqu'à un certain plafond (ex. 200 % ou 300 % de la BR). Vérifiez cette ligne dans votre tableau de garanties.

Scénario B : cone beam pour bilan implantaire (hors nomenclature)

Vous envisagez la pose de deux implants. Le chirurgien-dentiste prescrit un cone beam « pour bilan implantaire ». Cette indication ne figure pas dans la liste HAS des indications reconnues.

Ce qui se passe : la Sécu refuse la prise en charge. La mutuelle, sauf contrat avec forfait imagerie hors nomenclature, refuse également. Le reste à charge est intégral : vous payez la totalité du tarif du cone beam.

Ce scénario est le plus fréquent en pratique courante. Beaucoup de patients le découvrent après coup, en recevant le relevé de remboursement de la Sécu avec la mention « acte non remboursable » ou le courrier de refus de leur complémentaire.

La parade existe : demandez au praticien, avant l'examen, un devis mentionnant le code LAQK027 et l'indication médicale précise. Transmettez-le à votre mutuelle pour obtenir une confirmation écrite de prise en charge. Si la réponse est négative, vous saurez à quoi vous en tenir avant de vous engager.

L'erreur courante à éviter : attendre l'acte pour se renseigner sur la prise en charge

Le piège le plus répandu avec le cone beam est de se renseigner après l'avoir passé. Des patients découvrent sur leur relevé ameli ou dans le courrier de leur mutuelle que l'acte n'est pas remboursé, alors que le praticien leur avait indiqué verbalement que « c'était pris en charge ».

Cette situation a deux causes fréquentes. Soit le praticien n'a pas vérifié lui-même le caractère remboursable de l'indication qu'il portait sur la prescription. Soit il a utilisé le code LAQK027 pour un acte dont l'indication réelle (bilan implantaire systématique) n'ouvre pas droit au remboursement.

La conséquence est sans recours facile : une fois l'acte réalisé et facturé, vous ne pouvez pas obtenir a posteriori un remboursement que la nomenclature ne prévoit pas. Contester le refus de la mutuelle est vain si la Sécu n'a pas elle-même remboursé : la position de la complémentaire est juridiquement solide.

La solution tient en trois réflexes :

  1. Obtenir le code acte et l'indication avant l'examen, par écrit sur un devis daté.
  2. Vérifier l'indication : est-elle dans la liste HAS ? Le praticien peut vous le confirmer, ou vous pouvez consulter le document de bon usage accessible sur le site de la HAS.
  3. Contacter votre mutuelle avec ces éléments, par mail, et conserver la réponse.

Une confusion supplémentaire provient parfois du système belge. L'INAMI, équivalent belge de la Sécu, applique ses propres règles de remboursement du cone beam, distinctes du régime français. Un patient soigné en France ne peut pas se prévaloir des conditions belges, et inversement.

Comment optimiser votre remboursement cone beam selon votre mutuelle

Optimiser la prise en charge de votre cone beam commence avant même la prescription. Si vous savez qu'un acte d'imagerie 3D est probable dans votre parcours de soins (traitement endodontique complexe, chirurgie des dents incluses, pathologie osseuse), vous pouvez adapter votre contrat de complémentaire lors du prochain renouvellement.

La résiliation infra-annuelle des mutuelles, possible à tout moment après un an d'adhésion depuis la loi du 14 juillet 2019, vous permet de changer de contrat sans attendre l'échéance annuelle. Cette souplesse est utile si vous anticipez des soins dentaires lourds et que votre contrat actuel est insuffisant.

Pour une vision complète des garanties dentaires et de leur impact sur votre budget de soins, reportez-vous à notre analyse du remboursement dentaire par votre mutuelle en 2026.

Les informations qui suivent sont générales. Les garanties varient fortement d'un contrat à l'autre et d'un assureur à l'autre. Elles ne constituent pas un conseil personnalisé : rapprochez-vous de votre complémentaire ou d'un courtier pour une analyse adaptée à votre situation.

Que regarder dans votre tableau de garanties ?

Le tableau de garanties est le document contractuel qui liste, poste par poste, ce que votre mutuelle rembourse. Pour le cone beam, quatre points méritent votre attention.

  • La ligne « imagerie dentaire » ou « radiologie dentaire » : elle indique le taux de remboursement du ticket modérateur (ex. 100 % BR, 200 % BR, 300 % BR). Plus ce taux est élevé, plus les dépassements d'honoraires éventuels sont couverts, si l'acte est déjà pris en charge par la Sécu.
  • Un forfait « hors nomenclature » ou « actes non remboursés par la Sécu » : c'est la clause qui peut couvrir un cone beam prescrit pour bilan implantaire. Vérifiez le montant annuel de ce forfait et les actes qu'il englobe.
  • Le plafond annuel dentaire : même avec un bon taux de remboursement, un plafond bas (ex. 300 €/an) peut être rapidement atteint si vous cumulez plusieurs actes.
  • Le délai de carence : certains contrats imposent un délai avant de pouvoir bénéficier des garanties dentaires renforcées. Si vous changez de mutuelle en vue d'un cone beam, vérifiez que ce délai est écoulé avant l'examen.

Cone beam remboursement CMU-C et complémentaire santé solidaire

La complémentaire santé solidaire (CSS, ex-CMU-C) obéit aux mêmes règles de cascade que les mutuelles classiques. Elle rembourse le ticket modérateur des actes pris en charge par la Sécu, mais n'intervient pas pour les actes hors nomenclature.

Si votre cone beam est prescrit pour une indication reconnue, la CSS couvre le ticket modérateur sans reste à charge de votre part (hormis la participation forfaitaire de 2 €). En revanche, pour un bilan implantaire hors nomenclature, la CSS ne propose pas de forfait imagerie non remboursée : le reste à charge est intégral.

Les bénéficiaires de la CSS sans participation financière (plafond de ressources le plus bas) doivent être particulièrement vigilants : l'impossibilité de financer un reste à charge imprévu peut compromettre la suite des soins. Le praticien peut parfois proposer un échéancier de paiement.

Si vous êtes éligible à la CSS, vérifiez les plafonds de ressources en vigueur au 1er avril 2026 : 10 421 € par an pour une personne seule (CSS gratuite) et 14 069 € pour la CSS avec participation. Ces seuils sont revalorisés annuellement.

Points clés

  • Le cone beam (LAQK027) n'est remboursé que pour les indications médicales listées par la HAS : lésions, endodontie complexe, pathologies osseuses : pas pour un bilan implantaire systématique
  • Sans prise en charge Sécu, la mutuelle refuse quasi systématiquement : le reste à charge peut atteindre l'intégralité du tarif du cone beam
  • Demandez un devis écrit avec le code LAQK027 et l'indication précise, puis interrogez votre mutuelle par écrit avant l'examen
  • Un forfait « imagerie hors nomenclature » dans votre contrat change la donne : repérez cette clause rare mais décisive
  • La complémentaire santé solidaire couvre le ticket modérateur si l'indication est reconnue, mais pas les actes hors nomenclature

Sources

Fiche pratique

Code acteLAQK027 (CCAM)
Taux Sécu (si indication reconnue)70 % de la base de remboursement conventionnelle
Indications rembourséesEndodontie complexe, lésions péri-apicales, pathologies osseuses, dents incluses, traumatismes dento-alvéolaires (liste HAS, juillet 2022)
Exclusion majeureBilan implantaire systématique (hors nomenclature)
Reste à charge (indication reconnue)Ticket modérateur (30 %) + dépassements éventuels, pris en charge selon contrat
Reste à charge (hors nomenclature)Intégralité du tarif, sauf forfait imagerie spécifique au contrat
Document de référenceBon usage du cone beam, HAS / Assurance Maladie, juillet 2022
Contact avant l'acteVotre mutuelle (par écrit) + devis du praticien avec code et indication

Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas l'avis d'un conseiller financier. Étudiez votre situation avec un professionnel agréé avant de vous engager.

Questions sur les mutuelles

Quel est le prix d'un examen Cone Beam ?

Le tarif d'un cone beam varie selon le praticien, la zone examinée (arcade complète, une mâchoire, secteur limité) et la région d'exercice. Il n'existe pas de tarif conventionnel opposable unique : les chirurgiens-dentistes et radiologues pratiquent des honoraires libres. Le mieux est de demander un devis écrit avant l'examen, en vérifiant si le code LAQK027 est facturé et si l'indication médicale ouvre droit au remboursement par la Sécu.

Quelle est la différence entre un panoramique dentaire et un Cone Beam ?

Le panoramique dentaire produit une image 2D de l'ensemble des arcades en un seul cliché, avec une résolution modérée. Le cone beam réalise une reconstruction 3D volumétrique à haute résolution d'une zone ciblée. Ce dernier permet de localiser précisément une lésion en profondeur et d'évaluer les rapports anatomiques avec les structures nobles (nerfs, sinus), là où le panoramique ne donne qu'une vue d'ensemble sans information tridimensionnelle.

Pourquoi le scanner dentaire n'est pas remboursé ?

Le scanner dentaire (cone beam) n'est pas systématiquement remboursé car sa prise en charge est conditionnée par la liste d'indications médicales de la Haute Autorité de Santé (juillet 2022). Hors de ces indications : notamment le bilan implantaire de routine : l'acte est considéré hors nomenclature et ni la Sécurité sociale ni la mutuelle n'interviennent. Cette restriction vise le bon usage médical et la radioprotection.

Qui peut prescrire un Cone Beam ?

Le cone beam est prescrit par un chirurgien-dentiste ou un médecin spécialiste (stomatologue, ORL, radiologue) dans le cadre d'une prise en charge bucco-dentaire. La prescription doit mentionner l'indication médicale précise, car c'est elle qui détermine si l'acte sera remboursé par l'Assurance Maladie sous le code LAQK027. Le praticien qui réalise l'examen doit disposer d'un équipement CBCT enregistré.